Le chiffrement reste trop souvent un choix : on protège certaines données, jugées sensibles, et on laisse le reste en clair pour des raisons de coût ou de performance. Le Pervasive Encryption d'IBM Z renverse cette logique. Introduit avec l'IBM z14 en 2017, il fait du chiffrement la règle par défaut, pas l'exception.
Chiffrer tout, par défaut
L'idée fondatrice est simple : chiffrer 100 % des données critiques de la plateforme, à la fois au repos (at-rest, sur les disques) et en transit (in-flight, sur le réseau). Et tout cela sans modification des applications et sans impact sur les SLA.
Ce dernier point change la donne. Historiquement, généraliser le chiffrement supposait soit de réécrire les applications, soit d'accepter une pénalité de performance. Le Pervasive Encryption lève ces deux objections en s'appuyant sur le matériel d'IBM Z.
Le chiffrement au niveau du dataset
Plutôt que d'embarquer des appels de chiffrement dans chaque programme, IBM Z chiffre au niveau du dataset. La protection est appliquée à la couche de stockage, transparente pour les applications qui lisent et écrivent les données.
Le bénéfice est double. D'une part, les équipes de développement ne portent plus la responsabilité - et le risque d'erreur - de la cryptographie dans leur code. D'autre part, le périmètre protégé devient exhaustif : il n'y a plus de données « oubliées » parce qu'un développeur n'aurait pas pensé à les chiffrer.
Une performance taillée pour la production
La transparence ne se paie pas en performance. IBM annonce un chiffrement jusqu'à 2,8 fois plus rapide que les outils de chiffrement end-to-end sur architecture x86. C'est ce différentiel qui rend crédible l'idée de tout chiffrer sans renégocier les engagements de service.