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Pourquoi COBOL
ne mourra pas

On annonce sa disparition depuis trente ans. Pourtant, COBOL fait toujours tourner une part décisive du système bancaire mondial et des milliers de milliards de dollars de transactions chaque jour.

Lecture 5 min · Veille Nyamtechs · Juin 2026

COBOL fête ses soixante-cinq ans. Chaque génération de développeurs a entendu qu'il était sur le point de disparaître - et chaque génération a constaté qu'il était toujours là, au cœur des systèmes les plus critiques. Loin d'être une survivance, sa longévité tient à des raisons solides.

Des chiffres qui donnent le vertige

En 2017, une enquête de Reuters dressait un état des lieux frappant : environ 220 milliards de lignes de COBOL étaient alors en production. Ce code faisait tourner 43 % des systèmes bancaires et 95 % des transactions de distributeurs automatiques (ATM).

La même enquête estimait que COBOL traitait quotidiennement de l'ordre de 3 000 milliards de dollars de commerce. Des estimations plus récentes vont plus loin encore : selon The Stack, on parle aujourd'hui de plus de 800 milliards de lignes en usage quotidien.

220 Mds
Lignes de COBOL (Reuters, 2017)
43 %
Des systèmes bancaires
95 %
Des transactions ATM
Environ 3 000 milliards de dollars de commerce transitent chaque jour par du code COBOL.

Pourquoi il ne disparaît pas

La longévité de COBOL ne relève pas du hasard ni de la simple paresse technologique. Elle s'explique par un faisceau de raisons convergentes :

  • Une fiabilité éprouvée : du code en production depuis des décennies a été testé par le réel, corrigé et durci au fil des années.
  • Le coût et le risque d'une réécriture : remplacer un cœur applicatif vivant est un chantier long, coûteux et porteur de régressions.
  • La performance transactionnelle : COBOL et le mainframe excellent là où le débit et l'intégrité priment sur tout le reste.
  • Une présence ancrée : banque, assurance, administration - les secteurs où l'erreur n'est pas une option.
Le vrai défi de COBOL n'est pas technique : c'est de trouver les compétences pour le maintenir et le faire évoluer.
COBOL · z/OS Mainframe IBM Z

La vraie réponse : former la relève

Si COBOL ne meurt pas, le vrai risque se situe ailleurs : du côté des compétences. Remplacer ce code coûte cher et expose à des régressions ; le maintenir et le faire évoluer suppose des experts capables de le lire et de le comprendre. Or ces profils se raréfient.

C'est exactement la mission de Nyamtechs et de sa formation Zframe : former de nouveaux développeurs mainframe pour assurer la continuité d'un patrimoine logiciel qui, lui, n'est pas près de s'arrêter.

Sources

BMC - COBOL Trends and Statistics IEEE Spectrum - COBOL Programming Shelf Life The Stack - COBOL in daily use
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